A propos

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Claude BOUCHONVILLE est un coutelier belge pourapropos2 lequel un couteau – aussi beau soit-il – doit d’abord couper et cela le plus longtemps et le plus efficacement possible !
Il estime que le plus beau couteau du monde n’est rien d’autre qu’un bel objet que l’on ne peut appeler couteau s’il ne coupe pas ou s’il ne peut être utilisé. Ce qui signifie que ses couteaux sont tous créés pour être utilisés avant tout. C’est en tout cas ce qu’il souhaite.

S’il est un travail de forge qui se plait à multiplier les défis et à croiser les références historiques, c’est bien le forgeage des lames. Le principe de base est le même que pour le fer à cheval, il s’agit de déformer une pièce métallique par différentes techniques à prédominance manuelles afin d’obtenir le résultat recherché.

En coutellerie, le défi est de réaliser une ébauche en réduisant, par autantapropos1
que faire se peut, le recours à des opérations de découpage ou d’abrasion de la matière.

Il est aussi possible de réaliser des lames composites par juxtaposition de plusieurs métaux pour obtenir des lames qui associent d’autres caractéristiques de résistance, d’élasticité et d’esthétique.

L’origine de ces procédés remonte à la nuit des temps, et en particulier à l’époque des forgerons mérovingiens. Ils permettent de réaliser des lames « sandwich » ou des lames composites plus complexes et plus spectaculaires dont on trouve aussi de magnifiques exemples dans les techniques de forgeage des forgerons nordiques.

Au cours des siècles, ce savoir-faire a évolué, des savoirs se sont perdus, d’autres ont évolués et évoluent encore. En forgeage, l’art du coutelier s’exprime particulièrement dans la maîtrise de l’élaboration de barres d’acier complexe réalisées par de nombreuses opérations de pliages et de soudage d’aciers de différentes compositions. Ainsi forgées, les lames réalisées à partir de telles barres possèdent des propriétés mécaniques et esthétiques propres. Chacune d’entre elles est unique et possède les caractéristiques spécifiques que leurs confèrent les opérations de traitement thermiques auxquelles elles sont soumises. On regroupe de telles lames sous le nom générique de « lame en acier damas » même s’il s’agit là en réalité d’une véritable famille nombreuse et les vrais amateurs ne s’y trompent pas.

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Les couteaux réalisés avec de telles lames sont le reflet du savoir-faire l’artisan. Chaque pièce est unique, aucune n’est parfaite. Chaque objet a fait l’objet des meilleurs soins et témoigne des défis techniques que l’artisan s’est plu à vouloir relever. Car, quel que soit le volume de travail engagé, là se trouve sa quête : reculer toujours plus les limites de son savoir.

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