Biographie

Biographie

3/06/1966 Naissance de Claude Bouchonville à Orbais (commune de Perwez) dans l’actuelle province du Brabant Wallon
Etudes primaires fondamentales à ORBAIS et premiers contacts avec l’univers de la maréchalerie.
Etudes secondaires sans histoire et sans passion; son initiation à la forge par des « anciens » est contrariée par la volonté parentale de voir leur fils avoir un vrai métier et un vrai diplôme.
1/09/1982 En Belgique, l’enseignement du forgeage se limite alors à la maréchalerie. Claude sera donc maréchal-ferrant. Il entreprendra ses études en maréchalerie à l’école de maréchalerie d’Anderlecht (Bruxelles). Cette école est mondialement reconnue pour son enseignement de très haute tradition. L’Ecole Centrale Pratique de Maréchalerie de l’Etat a été créée en 1904 pour répondre à la nécessité de former des maréchaux-ferrants capables de résoudre par des ferrures appropriées les différents problèmes que posaient les nombreuses maladies des pieds des chevaux.
Pour pouvoir s’entraîner et pratiquer, Claude installe un atelier de maréchalerie pour acquérir et développer les différentes techniques de forge apprises à l’école.
28/06/1985 Obtention du diplôme de maréchal-ferrant avec grande distinction
CIaude découvre alors qu’il ne suffit pas d’avoir un diplôme pour avoir du travail. Le marché de la maréchalerie est alors en pleine mutation, les fers préfabriqués inondent le marché et le monde du cheval adopte très largement ces produits industriels venus d’ailleurs. Les jeunes maréchaux-ferrants sont contraints d’adopter, pour des raisons économiques, ces produits de « confection »; ils forgent de moins en moins. Les ferrures « sur mesure » sont de moins en moins frquentes. Ce marché deviendra confidentiel et se résumera vite à du haut-de-gamme pour écuries de courses ou à la réalisation de ferrures orthopédiques. De plus, ce genre de travail demande une très longue pratique inaccessible à des artisans débutants. Contraint par l’économique, Claude trouvera embauche, comme travailleur salarié, dans une entreprise spécialisée dans la sécurisation de locaux du secteur bancaire. Dans cet environnement, il pourra acquérir de l’expérience dans la construction métallique et disposer du temps indispensable à une maîtrise toujours plus fine de l’art de la forge. C’est au cours de ces années-là qu’il réalise ses premières lames.
2002 Après plus de 17 années d’approfondissement des techniques de forgeage libre de lames de plus en plus complexes, Claude s’autorise à s’affirmer coutelier amateur.
2005 Faillite de son employeur. À près de 40 ans, Claude rejoint les bataillons de demandeurs d’emploi, sans illusion et sans trop d’espoir pour son avenir professionnel en tant que travailleur salarié.
2006 Malgré un réel savoir-faire en construction métallique architecturée, la crise profonde de ce secteur ne permet pas à Claude de retrouver de l’emploi salarié.
13/02/2006 Il décide alors de tenter de valoriser sa force de travail comme travailleur indépendant dans le secteur de la construction. Ce secteur est, lui aussi, en pleine mutation. Claude va ainsi apprendre à se confronter à la concurrence de « confrères » venus des pays de l’est; il découvre aussi le monde de la sous-traitance en construction, découvre les effets de la globalisation économique sur son quotidien et la portée exacte de l’expression « dumping social » dans un marché de plus en plus dérégulé où ses concurrents travaillent, parfois, à 4 ou à 5 euros de l’heure.
2007-2009 Les premières années d’une activité indépendante sont prépondérantes, dit-on. Dans le secteur de la construction, un bon artisan apporte à son client une expertise réelle. S’il est bon communiquant, il travaillera en direct avec lui; à l’inverse, s’il communique mal, il s’en remettra à d’autres (donneurs d’ordre ou apporteurs d’affaires), ce qui nuira régulièrement à la bonne valorisation du travail engagé sauf s’il noue avec eux de réels partenariats. Au cours de cette première période, il travaillera essentiellement comme sous-traitant pour deux ou trois partenaires et il arrivera à équilibrer ses comptes.
2009-2012 A partir de 2009, la crise s’étendra brutalement au secteur de la construction et la pression sur les prix se fera de plus en plus forte, en particulier sur les sous-traitants. Le travail se raréfie et les prix s’effondrent. Désormais Claude survit, plus qu’il ne vit, de son activité
2013 En cette année 2013 ou rien ne semble bien aller, Claude se sait à un tournant de son existence. Sa vie ne le satisfait plus, il faut qu’un changement se produise. Peu à peu, une petite idée va faire son chemin. Galère pour galère, ne se sentirait-il pas mieux à ramer dans une activité qu’il aime plutôt qu’à trimer dans une activité qui ne le satisfait plus du tout ? Pour répondre à cette question, il testera son marché en vendant quelques lames cette année-là; il en tirera comme conclusion que ce ne sera sans doute pas pire que dans le secteur de la construction.
1/01/2014 Après une trentaine d’années de pratique et d’accroissement de son savoir-faire, Claude s’autorise désormais à s’affirmer coutelier artisanal.
5/06/2015 Première participation au Bladeshow d’Atlanta (USA), sans doute « the place to be » pour tout coutelier artisanal désireux de vivre de son métier. Précisions que pour cette première présence hors Union Européenne, Claude a bénéficié d’une très bienvenue contribution de l’AWEX à cette première expérience.
4/6/2016 Deuxième participation au Bladeshow d’Atlanta (USA), l’expérience engrangée en 2015 a encouragé Claude à réitérer l’expérience. Une meilleure compréhension du marché US permettra sans doute de mieux répondre aux attentes des collectionneurs US qui semblent apprécier la qualité de ses productions.
Et demain? Nous serons présent au Forum international du couteau contemporain à Paris les 16 et 17 septembre 2016. Là aussi, il s’agira d’une première. Cette manifestation se tiendra au Carreau du Temple, nous nous réjouissons d’y rencontrer nos pairs et nos clients…